Gutenberg 1.5 devient Gutenberg 2.0
Le blog techno de l'industrie graphique rejoint NormaPrint et devient pièce maîtresse du premier centre de ressources francophone pour la standardisation de l'impression offset.
NormaPrint est une jeune entreprise, partenaire du groupe GamSys, certifiée Ugra Supplier, Enfocus Reseller et Enfocus Trainer. Elle propose outils et formations pour la mise en œuvre des standards, des normes, de la gestion de la couleur et du contrôle qualité dans les imprimeries. C'est dans son cadre que Gutenberg 2.0 poursuivra désormais son travail d'information et d'explication sur la standardisation de l'impression offset.
Les plus fidèles lecteurs du blog Gutenberg 1.5 se souviennent peut-être de la genèse de son nom. Aujourd'hui nous revendiquons sans vergogne l'attribut 2.0. Sans nier l'importance que les technologies de communication nouvelles prennent dans notre société et l'influence même qu'elles exercent sur nos métiers séculaires, nous affirmons que le papier imprimé est un média d'avenir. Gutenberg 2.0 et NormaPrint sont là pour fournir aux imprimeurs les ressources indispensables pour se projeter dans le futur, évoluer et se développer.
L'imprimerie reste et restera avant tout une passion !
Rendez-vous désormais sur Gutenberg 2.0, centre d'informations PSO.
Normes et colorimétrie dans l’industrie graphique : le livre.
Intitulé "Petit guide pratique
du prépresse et de l’imprimerie moderne" et sous-titré "Normes et colorimétrie dans l'industrie graphique - L'ISO 12647 expliquée", cet ouvrage est le prolongement naturel du travail effectué pour ce blog.
Gratuit au format PDF, ce livre met en perspective tous les aspects évolutifs des métiers du livre confrontés à leur mutation industrielle.
17 mars 2013
Forum France-PSO 2013
Le deuxième forum France PSO se tiendra à l'Ecole Estienne, le Mercredi 20 Mars 2013.

Programme :
10 h 00 : accueil des participants
10 h 15 : introduction par Gérard Niemetzky, de France PSO : état des certifications PSO en France
10 h 30 : présentation par Guy Flüeli, de l'Ugra : prochaine révision de l'ISO 12647-2, future norme ISO 15311 pour l'impression numérique
13 h 00 : déjeuner
14 h 15 : présentation par Marie-Anne Hauville, consultante et auditrice ISO 9001 et ISO 14001 : Comment maintenir PSO dans la durée ? Les bonnes pratiques de l'ISO 9001 peuvent-elles y contribuer ?
15 h 15 : témoignages et débat
17 h 00 : fin du forum
20 décembre 2012
Une très bonne année à toutes et à tous !
La suite sur : http://www.stoufetjeanouf.net/
Merci à Axel pour le lien :o)
Binu sort la sulfateuse
L'éditeur monégasque Binuscan équipe depuis vingt ans les groupes de presse en automatisme de photogravure. Il met aujourd'hui sur le marché PageFinisher X4, une solution légère à destination des agences de communication et des ateliers de création intégrés, passant ainsi de l'artillerie lourde à l'arme de poing.
Pour le plus grand nombre, les noms de Binuscan et de son fondateur Jean-Marie Binucci restent attachés aux grandes heures des débuts de la photogravure numérique. Binu taillait alors des croupières aux fabricants de gros scanners rotatifs, les Hell, Crosfields et autres Siemens, en obtenant des quadri d'aussi bonne qualité à partir de scanner à plat. La technologie Binuscan de traitement d'image numérique s'insinuait alors (et s'insinue toujours) sous des formes disparates dans une foultitude de solutions de photogravure professionnelle ou grand public. Qui achetait des scanners Umax, Polaroid ou Kodak à l'époque, achetait du Binu, le plus souvent sans le savoir.
Au tournant des années 2000, Binuscan mis au point Photoretouch Pro, le (génial) logiciel à tout faire du photograveur. Là, c'est sur les platebandes de Photoshop que Jean-Marie Binucci entendait marcher. Sans rencontrer toutefois le même succès commercial. Heureusement pour Binu, IPM Server, le logiciel de traitement d'image continuait sans faillir à équiper une quantité incroyable de groupes de presse et de systèmes éditoriaux à travers le monde.
Et c'est en réponse aux besoins des imprimeries de presse que Binuscan a continué d'innover. Pour permettre aux rotativistes d'imprimer correctement sur leur papier journal des pubs, conçues le plus souvent pour de tout autres supports et sous des longitudes différentes, Binu sortit PDF Server, qui évolua rapidement en CMS Server. Là, il ne s'agissait plus d'optimiser des images, mais bien de traiter par la colorimétrie, l'équilibre des encres sur l'ensemble des pages d'une publication.
IPM Server, qui lui aussi a évolué depuis en IPM Service, et CMS Server sont aujourd'hui les deux piliers de l'offre Binuscan. Bien implantés dans les entreprises de presse, mais moins connus en France dans les imprimeries de labeur. Et c'est en quelque sorte un concentré de ces deux technologies que Binuscan propose désormais à destination des créatifs.
Un concentré de technologie.
L'idée de PageFinisher X4 est de proposer un outil simple d'accès (et abordable financièrement) pour tous ceux qui veulent produire un document PDF aux normes colorimétriques de la profession et sans se prendre la tête à retoucher les images une par une.
PageFinisher travaille en batch (il traite les fichiers en lot). Il configure des hot folders dans lequel il suffit d'exporter les PDF depuis les applications natives pour que ceux-ci soient traités. L'originalité consiste justement à retoucher les images après qu'elles ont été intégrées dans une mise en page et intégrées au PDF. Ainsi les traitements sont optimisés pour l'image telle qu'elle doit être imprimée au final, et non pas pour celle (brut de capture) qui est sortie de l'appareil photo. Cela est particulièrement important pour la prise des points noir et blanc (contraste) et pour l'application des facteurs de netteté. Bien souvent en effet les images sont recadrées et redimensionnées lors de la mise en page. Si les pros prennent le soin (et le temps) d'adapter en amont les images à leur taille finale, avant de les intégrer dans la mise en page, bien souvent cette précaution échappe au graphiste qui n'a pas de notion de photogravure ou à celui qui n'en a pas le temps. Aussi pro que l'on soit, il est impossible de retoucher une à une les 3500 images du catalogue pour lequel on a conçu (et peaufiné) la couverture et qui vous sont parvenues l'avant-veille du jour de l'impression.
Mais tout autant que les créatifs préssés, PageFinisher X4 cible une autre catégorie de créateur de documents. Tous ceux qui produisent des documents graphiques sans pour autant être sortis du sérail des métiers du graphisme. Ceux-là travaillent "en interne", dans les services PAO ou communication de leur entreprise ou de leur collectivité. La plupart du temps, ils montent directement les images issues de leurs appareils photo dans leurs pages qu'ils envoient telles quelles à l'imprimeur en priant celui-ci de faire du mieux qu'il peut. Véritable robot photograveur PageFinisher X4 leur permet d'obtenir des documents graphiques de qualité professionnelle (pour ce qui est de la qualité des images et des couleurs) sans faire appel aux professionnels...
Un imprimeur malin devrait d'ailleurs lui aussi penser à s'équiper, afin d'offrir ce service à tous ses clients. Une façon facile de les fidéliser en offrant le top de la qualité à moindre coût.
Mais moi je dis ça, mais je ne dis rien hein…
http://www.binuscan.com/index.php/fr/products-solutions/pagefinisherx4
C.C.
14 novembre 2012
Dans les coulisses de la norme...
Axel Robert dirige le service prépresse d'Ubisoft, le célèbre éditeur de jeux vidéo. C'est à ce titre qu'il est membre de la Commission de normalisation des techniques de la communication graphique (CN TCG) de l'AFNOR dont il nous dévoile les rouages.
Gutenberg 1.5 : Qu'est-ce que la CN TCG et quels sont ses liens avec l'ISO, l'organisme international de normalisation basé à Genève
Axel Robert : La CN TCG est une commission technique de l'AFNOR (Association française de normalisation) créée en janvier 2006 sous l'impulsion du SICOGIF, l'organisation professionnelle des industries graphiques devenue par la suite l'UNIC. Cette commission représente la France dans le comité technique de l'ISO, le TC 130, qui est en charge de l'élaboration et de l'adoption des normes pour les technologies graphiques au niveau international. La règle de l'ISO est de réserver une voix pour chaque pays membre participant. La CN TCG couvre donc les mêmes domaines d'activité que l'ISO TC 130. Elle fait valoir le point de vue français lors de l'apparition ou de la révision des normes concernant les technologies graphiques. Elle peut proposer de nouvelles normes, participer à leur élaboration ou plus simplement donner son avis sur leur pertinence.
Gutenberg 1.5 : Qui compose cette commission de l'AFNOR
Axel Robert : La CN TCG est composée aujourd'hui d'une trentaine de membres qui représentent chacun une entreprise ou un organisme. La commission compte des représentants de fournisseurs (logiciel, matériel…), des entreprises de conseil, quelques imprimeurs et des associations professionnelles. La présence d'une société comme la mienne au sein de la CN TCG est intéressante, car nous disposons d'un service prépresse intégré. Nous sommes donc présents à la fois comme donneur d'ordres (le seul de la commission) et comme utilisateur final.
Gutenberg 1.5 : Comment est financée la CN TCG
Axel Robert : L'UNIC finance le fonctionnement de la commission auprès de l'AFNOR à hauteur de 100 % et refacture ensuite une adhésion symbolique à chaque membre adhérent. Ce fonctionnement permet que le coût financier ne soit pas un trop gros obstacle à l'adhésion des organismes intéressés. Les membres de la CN TCG ne sont pas rétribués. La plupart du temps, ils participent aux travaux sur leur temps personnel. Les organismes participants ne peuvent pas compter sur un retour sur investissement direct.
Gutenberg 1.5 : Comment se prennent les décisions de la CN TCG
Axel Robert : Chaque membre dispose d'une voix, les décisions sont prises à la majorité des présents. Les réunions se tiennent environ tous les deux mois, plus fréquemment si l'actualité l'exige. Parfois, s'il faut rendre un avis urgent sans attendre la prochaine réunion, un vote électronique est réalisé en ligne. Les sujets qui font l'unanimité sont souvent adoptés selon un vote de principe dans la mesure où aucune objection ne s'est manifestée.
Gutenberg 1.5 : Quelle est l'actualité de la CN TCG
Axel Robert : Récemment nous avons fait un travail de refonte des objectifs initiaux de la commission. On a souhaité se recentrer sur les fondamentaux de la CN TCG, de l'AFNOR et de l'ISO. On ressert les boulons en quelque sorte pour se garder des pressions du lobbying. Les normes n'ont pas fonctions marketing, même si leur respect peut être un argument commercial pour certains produits ou services. Il ne faut pas se faire d'illusions, le choix de nouvelles normes a forcément des répercussions en termes de marché : tel ou tel outil déjà existant ou encore en développement peut être utilisé ou non pour leur mise en application. Nous travaillons à la croisée de différents intérêts professionnels et devons justement nous garder des conflits d'intérêts. Ce n'est pas forcément évident, par exemple, Dov Isaac, une des grandes voix de l'ISO TC 130 travaille chez Adobe, pour autant, il serait contre-productif et injuste de se passer de ses compétences. Les débats que nous avons eus sur la norme ISO 12647-8 sont intéressants de ce point de vue. En effet peut-on parler d'épreuvage pour des impressions électrophotographiques (sur copieurs) ? L'ISO 12647-8 a vu le jour sous l'impulsion de société comme Canon qui craignaient de voir s'échapper le marché de l'épreuve normalisée. Aujourd'hui ces sociétés se servent de la norme comme argument commercial. Or, il y a une très grande différence dans le rendu colorimétrique d'une épreuve jet d'encre et d'une sortie sur copieur. Je suis bien placé pour le savoir, mon service utilise les deux technologies, normalisées respectivement en 12647-7 et 12647-8. Alors pour la seconde on ne parle pas d'épreuve, mais de maquette de validation. Cette façon de jouer sur les mots est une bonne illustration de la pression des enjeux économiques sur nos travaux.
Gutenberg 1.5 : Ces débats dépassent le cadre national, j'imagine.
Axel Robert : Bien évidemment, ce sont les mêmes qui se déroulent au TC 130 de l'ISO. Nous planchons actuellement sur la révision des ISO 12647 prévue pour décembre 2013. Les débats sont animés, notamment entre les Européens (avec les Allemands en tête) et les Américains. Les premiers mettent en cause la pertinence du G7 cher aux seconds, alors que ceux-ci doutent de l'efficience de l'application des paramètres normatifs actuels de la 12647-2. Ce débat récurrent prend racine dans la culture professionnelle et les habitudes de travail parfois contradictoires des uns et des autres.
Gutenberg 1.5 : La CN TCG travaille-t-elle sur un projet de normalisation des processus de certification ISO 12647
Axel Robert : Le mot "certification" fait bondir à la CN TCG. Aucune société à ce jour ne peut s'affirmer organisme certificateur ISO 12647. Il ne peut pas s'agir de certification, mais plus simplement de validation de bonnes pratiques. En ce sens, les normes ISO 12647 sont différentes de la norme ISO 9001 qui en tant que simple liste d'exigences peut, elle, donner lieu à une certification. L'ISO 12647-2 standardise un résultat à atteindre. Le PSO est un ensemble de marches à suivre, de bonnes pratiques afin d'atteindre ce résultat.
La CN TCG a participé en septembre 2010 à la création du WG13/Printing conformity assessment requirements, au sein du TC130, dédié aux travaux de spécifications de conformité. Depuis lors, la norme 16761 est en cours de rédaction, une partie étant dédiée à la conformité produit et une autre au management de la qualité d'impression. Cette norme a donc pour vocation d'être le socle commun international des certifications à venir.
Gutenberg 1.5 : L'Ugra se revendique pourtant organisme certificateur.
Axel Robert : L'Ugra est certifié ISO 17025 (laboratoire d'essais) mais pas ISO 17065, norme pour les organismes certificateurs (Évaluation de la conformité – Exigences pour les organismes certifiant les produits, les procédés et les services) Il nous paraît très important à la CN TCG de donner ou de redonner de bonnes définitions à des termes parfois galvaudés par le marketing. Par exemple nous insistons désormais pour parler d'épreuve validée plutôt que d'épreuve certifiée. Une épreuve normalisée est une épreuve mesurée correctement, mais pas forcément une épreuve imprimée sur un matériel "certifié".
10 septembre 2012
Cube RVB imprimé
http://www.designboom.com/weblog/cat/10/view/23357/tauba-auerbach-rgb-colorspace-atlas.html
L'histoire ne dit pas si l'impression est normalisée...
25 mars 2010
PDF/X-3
Norme d'échange de fichiers graphiques au même titre que le PDF/X-1a, le PDF/X-3 n'a pas autant de succès auprès des imprimeurs. Explications.
Le PDF/X-3:2003 est l'objet de la norme ISO 15930-6. Il diffère du PDF/X-1a en ce qu'il autorise la présence de couleurs définies par leur propre profil ICC. Toutes les autres restrictions et spécifications du PDF/X1a doivent quant à elles être respectées. Le PDF/X-3 se veut (ou se voudrait) tout aussi prévisible que son cousin. Il a été défini pour permettre l'échange de fichiers graphiques non séparés en CMJN.
Dans un PDF/X-3:2003, chaque couleur, qu'elle soit LAB, RVB ou CMJN, doit porter sur elle sa propre carte d'identité colorimétrique dans l'espoir d'être correctement reconnue et interprétée. Chacune des couleurs est donc obligatoirement reliée à un profil ICC source.
La norme PDF/X-3:2003, à l'image cette fois du PDF/X-1a:2003, spécifie également que le fichier PDF doit contenir un profil d'intention, typiquement en CMJN celui-ci. Ce profil de sortie n'est présent qu'à titre d'information. C'est typiquement vers lui que doivent être converties les couleurs du fichier PDF avant de pointer vers le profil du système d'épreuvage pour imprimer une épreuve contractuelle.
Le PDF/X-3 a été conçu pour laisser à l'imprimeur l'entière responsabilité de la séparation CMJN. L'idée était, à l'époque de son élaboration, qu'une séparation correcte, qui utilise les principes de l'ICC (International Color Consortium), est de meilleure qualité lorsqu'elle s'effectue de l'espace RVB vers l'espace CMJN plutôt que de CMJN à CMJN. Nous avons vu qu'aujourd'hui l'usage des profils de lien (Device Link Profile) relativise pour beaucoup ce jugement. L'intérêt actuel du PDF/X-3 serait éventuellement de conserver la possibilité de retoucher les photos incluses dans le fichier PDF. Il n'est pas recommandé, en effet, de retoucher une image en mode CMJN. De fait cependant, le PDF/X-3 (comme le PDF/X-1a) interdit la présence d'informations de transparence dans le fichier PDF. Celles-ci doivent être calculées (aplaties) avant la normalisation du PDF. Ce faisant, les images, même s'il elles sont toujours en RVB, ne sont plus pour autant intègres, mais bien souvent divisées en petites parties pour rendre compte des effets de transparence. Un flux d'échange de PDF/X-3 pour conserver l'éditabilité des photographies d'un document n'est donc pas envisageable.
En théorie, un flux de production correctement configuré devrait interpréter un fichier PDF/X-3 de façon tout aussi prévisible qu'un fichier PDF/X-1a. En pratique aujourd'hui, la majorité des imprimeurs sont rétifs à l'idée de recevoir des fichiers en mode RVB qu'ils soient normalisés ou non. Le PDF/X-3 n'est donc pas adapté aux échanges de fichiers graphiques « en aveugle », lorsque l'on ne connait pas son imprimeur.
07 janvier 2010
Intergraphic 2010
Du 12 au 14 janvier, le rendez-vous annuel et parisien de l'industrie graphique.
Palais des Congrès, Mo Pte Maillot.
Vous pourrez y rencontrer votre serviteur (c'est-à-dire moi...) sur le stand de l'éditeur Binuscan (T133).
Je serai heureux de discuter de vive voix avec quelques un des nombreux lecteurs de ce blogue.
À la semaine prochaine !




